Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 11:24

Décalage


L’une des raisons les plus fortes de la réticence qu’ont nos contemporains à considérer la Bible comme un livre qui devrait faire autorité dans leurs vies, par exemple sur le plan moral ou éthique, tient sans nul doute à l’impression d’intolérance qu’elle leur donne. " La Bible, c’est la morale du passé, dit-on. Une morale qui ne tient pas compte des travaux et des découvertes de la psychologie moderne, travaux qui ont mis en lumière, dans le domaine du comportement et des mœurs, la possibilité de multiples préférences. " Le décalage entre ce que la Bible définit et considère comme étant bien ou mal et ce que la société moderne, dans son ensemble, apprécie comme tel, est si grand que la Bible n’a, aux yeux de beaucoup, de valeur que comme témoignage de ce qu’était le moral dans un autre âge. D’où est né ce décalage ? Quelle en est la source ? C’est ce que nous allons essayer de voir ici !

 



Du gris partout…

 



Nous le savons : la façon de penser d’un peuple à un moment donné n’est pas le fruit de sa seule décision. Elle apparaît, au contraire, comme la synthèse de tous les courants qui l’ont traversé. C’est dans ce mot " synthèse " que se trouve l’explication du phénomène de décalage dont j’ai parlé ci-dessus.

 


Qu’est ce qu’une synthèse ? La définition qu’en donne le Petit Larousse est la suivante : la synthèse est l’opération intellectuelle par laquelle on réunit en un tout cohérent, structuré et homogène divers éléments de connaissance concernant un domaine particulier. Chez Hégel, le philosophe (même s’il semble qu’il n’ai jamais utilisé le mot), la synthèse est le 3ème élément de la dialectique où s’opère, à travers leur union, le dépassement de la thèse et de l’antithèse. Une façon de procéder que l’on retrouve, sur le plan philosophique, chez Kant qui pense qu’à partir d’une synthèse peut être formulée une nouvelle antithèse, etc…

 


Quel lien ces raisonnements philosophiques ont-ils avec notre sujet ? Beaucoup ! Nous les comprendrons mieux avec une illustration. Appliquons la procédure thèse-antithèse-synthèse de Hegel aux couleurs. Prenons les couleurs les plus opposées les unes aux autres : le blanc et le noir. La blanc est la thèse, le noir l’antithèse. Selon Hegel, pour trouver la vérité, le chemin du milieu, il faut procéder à la synthèse. Nous le savons tous : la synthèse du blanc et du noir donne quelque chose de nouveau qui ne ressemble ni au blanc, ni au noir : c’est le gris. Suivons maintenant, le raisonnement de Kant : à partir de la synthèse (le gris) doit être formulée une nouvelle antithèse (le noir). Mélangeons donc le tout ! Qu’obtient-on ? Un nouveau gris, mais plus foncé… qui s’éloigne encore un peu plus du blanc désormais sacrifié !

 



Binaire ou tertiaire

 



Alors que la Bible (et Dieu) fonctionne sur le plan moral de façon binaire, il apparaît que, depuis les philosophes et le siècle des Lumières, c’est en tertiaire que, de manière dominante, nous nous sommes mis à penser. Pour tout occidental ouvert et moderne qui se respecte, le blanc et le noir n’existe plus : seul le gris est juste. Penser en termes de blanc et de noir, nous dit-on, ne peut mener qu’à une seule chose : une logique de confrontation. C’est cette forme de raisonnement binaire, qui caractérise les religions qui, nous dit-on, est la mère de tous les fanatismes et de toutes les intolérances qui ont, jadis, fait le lit de toutes les guerres. Est-ce juste ? Où se trouve l’erreur ?

 

Elle est dans deux choses :

 

  •  

  • la première tient au constat que, chez ceux qui pensent en gris, l’intolérance est aussi forte que chez ceux qui pensent en blanc et noir. Pour le " gris ", en effet il apparaît aujourd’hui qu’il n’est pas plus tolérable de penser en blanc ou noir que pour " les blancs et noirs " de penser en gris. Vous en voulez la preuve ? Allez dire aujourd’hui à nos contemporains que l’avortement est un meurtre ou que l’homosexualité est une sexualité contre nature, et vous connaîtrez vite le degré de tolérance qui animent " les gris " ! La réalité démolit donc avec force l’argument clé qui, selon eux, légitime chez les gris leur façon de penser. Pire ! nous allons le voir : il rétrécit même le champ de la tolérance !
  •  

 

  •  

  • Si le gris ne peut penser qu’à partir d’une seule couleur, l’avantage du blanc et du noir est qu’il fonctionne, quant à lui, à partir de deux réalités. La blanc ne nie pas le noir : il affirme simplement qu’il est son contraire et que, pour sa part, ce n’est pas là son choix ! Pour autant, l’adepte du blanc, montre la Bible, n’a pas à haïr l’adepte du noir, mais à l’aimer, car il sait, lui aussi, par expérience, combien le noir est une couleur qui fait souffrir. C’est par Jésus, le Blanc par excellence, que l’exemple de ce qui doit être notre attitude envers nos contraires, a été le mieux démontré. Car bien que " Blanc parfait ", Jésus, montre la Bible, s’est toujours mêlé aux noirs (appelés les pécheurs dont nous sommes tous), tout en restant Lui-même blanc, pour leur manifester Son amour. Dans cet amour, nous dit la Bible, il est allé, lui, le Blanc, à prendre sur lui toutes leurs noirceurs, pour que, de noirs qu’ils étaient, ils deviennent blancs, à son image !
  •  

 

Conclusion :

 



Ma conclusion sera triple :

 

  1.  

  2. Qu’on le veuille ou pas, la réalité fonctionne de façon binaire. Même les " gris " ne peuvent y échapper. Preuve en est par le fait qu’ils ne se contentent jamais de leur position, mais qu’a partir d’une synthèse, ils formulent de nouveau une antithèse qui les amène à une nouvelle synthèse… dans un cycle sans fin de réajustement. Le constat que l’on fait cependant est que, plus le temps passe, plus le noir est légitimé au détriment du blanc. Dans les derniers temps, dit la Bible, les hommes appelleront le mal bien et le bien mal : on comprend désormais pourquoi !
  3.  

     

     

  4. L’avantage du système binaire est qu’au moins, nous avons ici des frontières. Certains y verront une sclérose de la société, moi j’y vois les conditions de sa sécurité. Imaginez ce que serait dans le monde physique ce réajustement permanent des normes. Le mètre d’hier ne serait plus égal à 100 cm, mais 50, puis demain à 75, puis 87,5cm. Qui s’y retrouverait ? A quelle anarchie ne serait-on pas livré entre ceux qui seront restés à 100, ceux pour qui le 50 était la bonne norme, et les avant-gardistes qui militeraient pour aller encore plus loin… (On voit chez les personnes qui ont connu les anciens francs, puis les francs et l’euro quelle difficulté d’adaptation ces changements mènent !). C’est le raisonnement hégélien et kantien qui est à la base de la confusion morale dans laquelle nous sommes, pas celui de la Bible.
  5.  

     

     

  6. L’amour de l’autre est le secret de la cohabitation entre les contraires, non leur fusion en un tout dans lequel personne, finalement, n’y trouve son compte. C’est cet amour qui habite Dieu et qui fait que, malgré toutes les horreurs, contraires à sa nature, qui sont sous ses yeux, le monde, malgré tout, continue à exister. Dieu a, cependant, le projet de faire vivre chacun dans le royaume de Son Fils, le " Blanc ". Il nous offre par lui la possibilité d’être détaché du noir ! A chacun de choisir, s’il le souhaite vraiment ou non !
  7.  

Par Qohéleth - Publié dans : Vérité et mensonge
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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 19:45

Le miroir



Quelle est la meilleure façon quotidienne de voir son visage. Toutes les femmes, surtout celles qui sont soucieuses de l’image qu’elles donnent d’elles-mêmes aux autres, vous le diront : c’est le miroir. A l’égard de la vérité, on peut reconnaître trois qualités au miroir :

 

Le miroir ne triche pas

 

   

Le miroir n’a pas d’idées ou de positions préconçues à votre égard. Il n’est ni positif, ni négatif envers vous. Il n’est ni flatteur, ni trompeur. Il se borne à une seule chose : refléter votre image, vous dire qui vous êtes. Peut-être aimerions-nous, comme la reine de l’histoire de Blanche-Neige, qu’il nous dise que nous sommes le plus beau ou la plus belle du monde. Mais le miroir n’est pas là pour donner un avis. On peut de colère le briser pour le portrait qu’il nous renvoie de nous-mêmes. Mais cela ne changera rien à la vérité elle-même. Nous aurons juste ôter de dessous nos yeux le moyen par lequel on aurait pu la connaître

 

 

Le miroir est un média.

 

 
Jamais personne n’a entendu un miroir parler (sauf dans les contes de fées). Pourtant que de messages, il nous livre. " Tu es mal rasé, ce matin ! " " Tiens ! Un cheveu blanc ! Tu vieillis, mon vieux ! " " Ta femme a raison : tu es en colère ! Regarde la tête que tu fais ! Etc, etc…! " Dans la vie, l’effet miroir ne se limite pas à la glace dans laquelle vous vous regardez. Il peut avoir lieu n’importe quand, au détour d’une conversation, lorsque soudain, sans même que cela soit recherché, on vous confronte à votre image.

 


L’effet miroir est d’ailleurs souvent le meilleur moyen de confronter quelqu’un à ses propres manquements. Au lieu de le prendre de front, racontez lui une histoire dans laquelle l’injustice dont vous voulez rendre conscient votre auditeur, est mise en valeur par un personnage. Faites-le innocemment, et vous ne tarderez pas à voir votre ami s’indigner contre l’attitude du méchant et prendre parti pour la victime. Puis, dites-lui que cet homme qu’il condamne, c’est lui. Le prophète Nathan l’a fait à l’égard du roi David, après son adultère suivi de l’assassinat organisé du mari de l’amante. David est tombé dans le panneau et n’a pu que reconnaître la vérité !

 

 

Le miroir inspire l’action

 

 

Après avoir délivré le message, le miroir suscite l’action. L’homme mal rasé se rase. La femme qui ne se plaît pas comme elle est se maquille. Ne vous est-il jamais arrivé de vous parler à vous-mêmes devant un miroir ! ? Le miroir est un des lieux où l’on s’exhorte personnellement le plus. " Bon, allez ! Ca a assez duré ! Tu te reprends maintenant, et tu changes ! " C’est dans le miroir que l’on se regarde le mieux dans les yeux !"


Quel est notre miroir ?

 

Le miroir qui nous est proposé pour nous regarder en face, c’est la Bible. Le fait que la Bible ait un effet miroir explique la raison pour laquelle tant d’êtres humains la fuient. C’est en fait la peur de la vérité sur eux-mêmes que l’on fuit, en fuyant le Livre Miroir. Jacques, l’un des frères de Jésus, dit : Si quelqu’un écoute la parole (la Bible) et ne la met en pratique, il est semblable à un homme qui regarde son visage naturel dans un miroir et qui, après s’être regardé, s’en va et oublie aussitôt comment il était !



Si vous cherchez une parole fiable, allez vers la Bible : elle ne triche pas. Comme Jésus, elle ne sait pas ce que veulent dire les mots flatterie et tromperie. Si vous voulez être connecté au bon Média, écoutez la Bible : elle vous donnera toutes les informations dont vous avez besoin sur vous, l’avenir, Dieu, etc… Si vous aimeriez avoir dans votre vie les bonnes impulsions pour orienter vos actes vers ce qui est le mieux, pratiquez ce que dit la Bible. Si vous faites tout cela, alors la Bible aura été pour vous le miroir que Dieu souhaiterait qu’elle soit !

Par Qohéleth - Publié dans : M comme - Communauté : Valeurs chrétiennes politiques
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Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 22:24
Par Qohéleth - Publié dans : Révisionnisme - Communauté : Valeurs chrétiennes politiques
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Samedi 10 octobre 2009 6 10 /10 /Oct /2009 22:04
Version française du discours du Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu, à l'ONU

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,


Il y a près de 62 ans, l'Organisation des Nations Unies reconnaissait le droit des Juifs - un peuple antique dont l’existence remonte à 3500 ans - à un Etat qui leur soit propre dans leur patrie ancestrale.

Je suis ici aujourd'hui en tant que Premier ministre d'Israël, l'Etat juif, et je m'adresse à vous au nom de mon pays et de mon peuple.

L'Organisation des Nations Unies a été créée après le carnage de la Seconde Guerre mondiale et les horreurs de l’Holocauste. Elle a été chargée d’empêcher toute récurrence de ces événements horribles.

Rien n'a davantage porté préjudice à cette mission centrale que les attaques systématiques contre la vérité. Hier, le président de l'Iran était à cette même tribune, éructant ses plus récentes divagations antisémites. Juste quelques jours auparavant, il avait à nouveau affirmé que l'Holocauste est un mensonge.

Le mois dernier, je me suis rendu dans une villa d’un faubourg de Berlin, appelé Wannsee. C’est là que, le 20 janvier 1942, après un copieux repas, les hauts dignitaires nazis s’étaient réunis et avaient décidé de la manière d'exterminer le peuple juif. Le procès-verbal détaillé de cette réunion a été préservé par les gouvernements allemands successifs.

Voici une copie de ce procès-verbal, dans lequel les nazis édictaient des instructions précises sur la manière de procéder à l'extermination des Juifs.

[Ce procès-verbal] est-il un mensonge ?

A Berlin, la veille de mon passage à Wannsee, on m'a donné les plans originaux de construction du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Ces plans sont signés par l'adjoint d'Hitler, Heinrich Himmler lui-même. Voici une copie des plans d'Auschwitz-Birkenau, où un million de juifs ont été assassinés.

Est-ce que cela aussi est un mensonge ?

En juin dernier, le Président Obama a visité le camp de concentration de Buchenwald.

Le président Obama a-t-il rendu hommage à un mensonge ?

Et que dire des survivants d'Auschwitz, dont les bras portent encore le numéro tatoué par les nazis ?

Ces tatouages sont-ils un mensonge ?

Un tiers de l’ensemble des Juifs ont péri dans cette conflagration. Presque chaque famille juive en a été affectée, dont la mienne. Les grands-parents de ma femme, deux sœurs et trois frères de son père, ses tantes, ses oncles et ses cousins ont tous été assassinés par les nazis.

Est-ce aussi un mensonge ?




 
Suite à lire sur : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-17184-129-5-version-francaise-remarquable-discours-premier-ministre-benyamin-netanyahu-lonu.html

Par Qohéleth - Publié dans : Discours - Communauté : Valeurs chrétiennes politiques
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Jeudi 8 octobre 2009 4 08 /10 /Oct /2009 17:59

Portrait



Proche cousin du rusé, on trouve l’hypocrite. Le mot hypocrite trouve son origine dans le monde des comédiens où il signifiait acteur. Par définition, l’hypocrite n’est pas un homme vrai. C’est quelqu’un qui, se mettant dans la peau d’un autre, feint d’être celui-ci alors qu’en réalité il ne l’est pas. Dans les Evangiles, hypocrite est le nom sous lequel Jésus a le plus de fois fustigé les hommes religieux de son temps. Une simple analyse des raisons pour lesquelles Jésus attribuait ce qualificatif à ses adversaires qui, à ses yeux, n’étaient justes que des acteurs de la foi, nous donne un aperçu des traits significatifs de l’hypocrite

 



Le désir de paraître

 



" Toutes leurs œuvres, ils les font pour être vus des gens ! " Le désir de paraître est la motivation première de tous les actes des hypocrites. Sensibles à l’opinion que les autres ont d’eux, tous leurs efforts ont pour objet la recherche de la gloire. L’hypocrite est profondément soucieux de l’image que les autres ont de lui, ou plutôt de celle qu’il aimerait que les autres aient de lui. Aussi, tel un comédien, y travaille-t-il sans relâche, ne cessant de se mettre en avant, ainsi que tous les gestes qui peuvent contribuer à sa construction dans le public. Mais, comme le dit Gilbert Maurey dans son livre Mentir, " manipuler sa propre image, en mentant à soi-même ou aux autres, est une opération floue, au résultat incertain car, en somme, on connaît aussi mal la vérité sur cette image que sur ce qu’en pensent les autres. " Se faisant, l’hypocrite va tôt ou tard inévitablement dans les excès, et finit par paraître comme un homme rempli de vanité… donc faux. C’est ici qu’il est pris au propre piège de son mensonge…

 



Désireux d’être remarqué, le look, l’apparence comptent au plus haut point pour l’hypocrite. Jésus dénonçait chez les religieux de son temps cette emphase qui consistait pour eux à parader dans des vêtements particuliers par lesquels ils cherchaient à impressionner les autres. Aujourd’hui encore, on peut se demander quel rapport il existe entre lui, le Christ, et ceux qui prétendent le représenter, pape et évêques, affublés d’habits si peu conforme à l’image de Celui dont ils se réclament. Tel est le ridicule des hypocrites qui, une fois de plus, voulant en faire trop, desservent la cause qu’ils poursuivent dans l’opinion. En tout et partout, la première victime du mensonge est le menteur lui-même.

 



Des propres justes

 



" Les hypocrites, dit Jésus, sont des guides aveugles ! " Une des raisons de leur aveuglement est leur obsession à vouloir avoir toujours raison. Comme les chats, quelle que soit la hauteur de laquelle ils chutent, ils retombent toujours sur leurs pattes. Ne supportant pas d’être pris en défaut, les hypocrites élaborent toutes sortes de constructions raisonnées compliquées pour justifier ce pour quoi ils auraient pu être pris en défaut. Ils sont ainsi capables sans sourciller de se faire le défenseur de causes qui, s’ils s’examinaient honnêtement, les placeraient immédiatement dans le rang des accusés. Ainsi étaient les hypocrites du temps de Jésus qui bâtissaient des mausolées en souvenir des prophètes martyrs d’autrefois et qui persécutaient les témoins de Dieu de leur temps.

 



Les hypocrites sont des guides aveugles en ce qu’ils sont capables de pinailler pour des détails alors qu’ils laissent passer des énormités. " Vous filtrez le moucheron, leur dit Jésus, et vous avalez le chameau ! " De tous ceux avec qui il faut s’atteler, nul doute que l(hypocrite est l’un de ceux avec qui il est le plus irritant de partager le joug.

 


Un menteur

 



Ce qui fait de l’hypocrite un menteur, c’est le double visage qu’il a. Ce double visage n’est pas d’abord celui d’un visage changeant, s’adaptant au milieu dans lequel il se trouve. Le véritable hypocrite ne montre en fait jamais son visage. Ce que les autres ne voient de lui n’est que le masque qu’il porte, tels les personnages de carnaval que l’on voit dans les défilés.

 



Pour terminer ce portrait que chacun peut compléter, quelques citations sur l’hypocrite

 


"  L’homme de théâtre est un hypocrite professionnel alors que les autres sont des hypocrites occasionnels : Jacques Fabbri.

 


"  Les hypocrites, comme les abeilles, ont le miel à la bouche et l’aiguillon caché : Jacques Delille

 


" Les hypocrites, ce sont les plus dangereux de tous les méchants, parce qu’ils ont l’air bon et que l’on ne se méfie pas d’eux : Pamphyle Lemay "

 


" Charité hypocrite qui donne six sous pour avoir vingt francs de gratitude : Jules Renard "

 


" L’hypocrite sourit, l’énergumène aboie : Voltaire. "

 


" Il faut au cœur perfide un visage hypocrite : Emile Deschamps 
"

Par Qohéleth - Publié dans : Portrait des menteurs - Communauté : Valeurs chrétiennes politiques
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